Une saison, ça construit des tendances. Des certitudes parfois. Mais une demi-finale, ça ne respecte rien.
Ce week-end, la Ligue Boraine d’Improvisation entre dans sa phase la plus brutale : deux matchs, deux verdicts, et aucune possibilité de rattrapage. Les quatre équipes connaissent leur adversaire. Elles connaissent aussi leurs forces… et leurs failles. Reste à savoir qui saura répondre présent au bon moment.
Vendredi 15 mai – Boussu vs Mons

Lineup 1/2 finale N°1
| Jouteur | Équipe | IJ | IG | %IG | P-I | %Mi | %Co | %Le | %As |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Bérengère JUVENT | ![]() | 35 | 19 | 0.54 | 69 | 0.52 | 0.60 | 0.43 | 0.71 |
Greg BAUMANN | ![]() | 25 | 13 | 0.52 | 60 | 0.47 | 0.63 | 0.55 | 0.50 |
Eric LELOIR | ![]() | 21 | 11 | 0.52 | 58 | 0.54 | 0.50 | 0.50 | 0.54 |
Meggie LOMBART | ![]() | 24 | 11 | 0.46 | 53 | 0.50 | 0.38 | 0.50 | 0.40 |
Guillaume MEEUS | ![]() | 15 | 7 | 0.47 | 47 | 0.60 | 0.20 | 0.29 | 0.63 |
Sandrine DHINAUT | ![]() | 7 | 4 | 0.57 | 46 | 0.50 | 0.67 | 0.50 | 0.67 |
Ronny PETIT | ![]() | 36 | 13 | 0.36 | 46 | 0.40 | 0.27 | 0.40 | 0.33 |
Virginie MIGLIORE | ![]() | 22 | 5 | 0.23 | 25 | 0.29 | 0.13 | 0.13 | 0.50 |
Une opposition de styles… et d’équilibre
Boussu arrive avec le costume du leader. Une saison maîtrisée, une équipe capable de construire, de contrôler, de tenir un match du début à la fin. Mais leur seule confrontation face à Mons cette saison raconte une autre histoire. Victoire 8 à 7. Un écart minimal, dans un match où rien n’a été simple.

Et c’est précisément ce qui rend Mons dangereux. Parce que cette équipe peut parfois se perdre dans ses propres histoires. Mais elle possède des profils capables de faire exploser une improvisation à tout moment. Guillaume Meeus, avec son sens de la réplique presque détaché, peut renverser une salle en une phrase. Meggie Lombart apporte de l’énergie. Et Ronny Petit, dans un registre très visuel, devient une arme redoutable dès que le jeu sort du verbal.

Le problème est connu : faire avancer une histoire, la structurer, la tenir. Et c’est exactement là que Boussu est le plus fort. Bérengère Juvent en est le symbole. Trois étoiles de construction cette saison, une capacité constante à poser des bases solides et à guider les improvisations. Elle ne subit pas les histoires, elle les dirige. À ses côtés, Greg Baumann représente l’autre versant du jeu : imprévisible, rapide, capable d’emmener une impro très loin… parfois dans des zones que personne n’avait anticipées. Sur les flancs, Eric Leloir et Sandrine Dhinaut serrent les rangs grâce à leur totale symbiose dans l’équipe. Ce match, c’est donc une question simple :
Mons peut-il exister assez longtemps dans ses histoires pour faire parler son talent individuel ? D’autant que le cadre est clair : en cas d’égalité, Boussu est qualifié. Mons n’aura pas le choix. Il faudra prendre des risques.
Samedi 16 mai – Jemappes vs Quaregnon

Lineup 1/2 finale N°2
| Jouteur | Équipe | IJ | IG | %IG | P-I | %Mi | %Co | %Le | %As |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Nicolas TONDREAU | ![]() | 30 | 19 | 0.63 | 77 | 0.58 | 0.64 | 0.57 | 0.78 |
Benoît DE LABIE | ![]() | 24 | 13 | 0.54 | 62 | 0.63 | 0.38 | 0.54 | 0.55 |
Marie GERIN | ![]() | 20 | 10 | 0.50 | 54 | 0.42 | 0.63 | 0.47 | 0.60 |
Julie LAHURE | ![]() | 17 | 8 | 0.47 | 49 | 0.42 | 0.60 | 0.38 | 0.56 |
François ROMAIN | ![]() | 20 | 9 | 0.45 | 49 | 0.54 | 0.29 | 0.31 | 0.71 |
Bill BILQUIN | ![]() | 17 | 8 | 0.47 | 49 | 0.55 | 0.50 | 0.63 | 0.33 |
Romane CANON | ![]() | 23 | 9 | 0.39 | 44 | 0.40 | 0.38 | 0.37 | 0.50 |
Céline LEFEVRE | ![]() | 21 | 8 | 0.38 | 42 | 0.36 | 0.29 | 0.45 | 0.30 |
Une domination… qui ne garantit rien
Sur le papier, Jemappes a un avantage net. Trois confrontations en deux saisons… trois victoires, dont une en finale. Une domination réelle.
Mais jamais écrasante. Car à chaque fois, Quaregnon est resté dans le match. À chaque fois, l’écart s’est joué sur des détails. Et c’est ce qui rend cette demi-finale aussi intéressante.
Une mécanique bien huilée côté Jemappes

Jemappes s’appuie sur un collectif très structuré, avec un leader évident : Nicolas Tondreau. Capable de tout jouer, de tout incarner, il impose un rythme et une exigence constants. Mais la force de l’équipe ne s’arrête pas là. Marie Gerin est un élément clé dans les débuts de match. Meilleure jouteuse en réussite sur les premières improvisations, elle donne souvent l’impulsion initiale. Un détail ? Pas vraiment. Dans un match serré, bien démarrer change tout. Bill Bilquin, lui, joue sur un autre terrain : celui de la langue. Jeux de mots, détournements, précision… un profil capable de déstabiliser n’importe quelle mécanique.
Quaregnon, entre maîtrise et imprévisible

Face à ça, Quaregnon n’a pas l’avantage historique… mais possède d’autres armes. Benoît de Labie est un joueur de contrôle. Il stabilise, il sécurise, il fait tenir les histoires. Mais il ne se limite pas à ça : son sens du comique peut faire basculer un moment. François Romain apporte une forte dimension théâtrale, particulièrement dans les improvisations “à la manière de”, où il peut donner une vraie couleur au jeu. Et puis il y a Céline Lefevre. Le grain de folie. Celui qui fait sortir le match de sa trajectoire. Avec elle, Quaregnon devient capable de tout… y compris de renverser une logique installée.
Une équation simple
Jemappes impose. Quaregnon perturbe. Et comme la veille, la règle est la même : en cas d’égalité, Jemappes est qualifié. Un élément qui pourrait pousser Quaregnon à sortir de sa zone de confort plus tôt que prévu.
Deux soirées, deux ambiances
Ces demi-finales ne seront pas seulement sportives.
- Vendredi, ambiance western.
- Samedi, ambiance Peaky Blinders.
Dans les deux cas, le principe est simple : les spectateurs déguisés recevront une boisson gratuite. Un détail festif… mais qui participe à créer une vraie atmosphère autour de ces matchs décisifs.
Ce qui peut tout changer
Au-delà des dynamiques et des confrontations passées, plusieurs facteurs seront déterminants :
- la capacité à construire et faire avancer une histoire
- la gestion des moments clés, notamment en comparée
- la discipline
- et surtout, l’impact des joueurs capables de faire basculer une improvisation
Parce qu’au final, les playoffs ramènent toujours tout à l’essentiel : un moment juste, au bon endroit, au bon moment.
Conclusion
Les tendances sont là. Les historiques aussi. Mais rien n’est joué. Parce que dans ce type de match, ce n’est pas le passé qui compte. C’est ce qui se passe… maintenant.





























































