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Boussu-Jemappes : le choc des champions

Difficile d’imaginer une plus belle affiche pour lancer véritablement le championnat 2026-2027. Le samedi 17 octobre, Boussu et Jemappes se retrouveront dans le Chaudron de l’Impro Boraine pour un nouveau duel entre les deux équipes qui ont dominé la saison dernière.

JE RÉSERVE !

Deux champions face à face

La saison 2025-2026 n’a pas couronné un seul champion, mais deux. Boussu a dominé la phase régulière grâce à une remarquable constance. Solides, complémentaires et difficiles à déstabiliser, les Jaunes ont terminé en tête du classement et décroché le titre de champion de saison. Jemappes a connu une trajectoire différente. Les Bleus ont su élever leur niveau au meilleur moment pour franchir les playoffs et retrouver Boussu lors de la grande finale à Dour. Au terme d’une rencontre particulièrement serrée, conclue sur le score de 7 à 6 après une fusillade, Jemappes a remporté le titre de Champion Mons-Borinage. Le 17 octobre, le champion de la saison régulière recevra donc le champion des playoffs.

Une victoire partout

La finale de Dour n’était pas le seul affrontement indécis entre les deux équipes. Quelques mois plus tôt, Boussu s’était imposé 7 à 6 face à Jemappes lors de la phase régulière. Les deux rencontres se sont donc achevées sur le même écart : une victoire de chaque côté et un seul point pour les départager à chaque fois. Pour les Jaunes, ce nouveau duel sera l’occasion de prendre leur revanche sur la finale et de rappeler que leur domination durant la saison régulière n’avait rien d’un hasard. Pour les Bleus, l’objectif sera de confirmer leur titre et de démontrer que leur victoire à Dour ne reposait pas uniquement sur la réussite d’un soir.

Jemappes a déjà pris les commandes

Le Thunderdome a donné le coup d’envoi officiel de la saison et offert un premier aperçu des forces en présence. Jemappes en est sorti en tête du classement avec 2,3 points. Nicolas Tondreau et Marie Gerin ont notamment gagné 63% de leurs improvisations pour le premier et 43% pour la seconde, là où la moyenne de réussite des joueurs est de 34% lors de ce type de rencontre. Nicolas Tondreau occupe actuellement la première place des cotes de puissance et a déjà récolté deux étoiles : celle du Top jouteur et celle du public.

Classement équipes

PosÉquipeJGP/SPÉT.PTS%
1110012.30.78
2101001.00.33
3100120.70.22
4100100.00.00

Boussu pointe provisoirement à la troisième place avec 0,7 point. Malgré ce départ plus discret, les Jaunes ne sont pas repartis les mains vides. Bérengère Juvent a décroché l’étoile de la construction et partage actuellement la deuxième place du classement de réussite avec Marie Gerin. Ces premiers chiffres restent évidemment ceux d’un format très particulier, disputé à deux contre deux contre deux contre deux. Le match du 17 octobre sera d’une tout autre nature. Il permettra surtout de découvrir les deux équipes dans une confrontation directe, avec quatre jouteurs de chaque côté.

Boussu sort l’expérience

Les Jaunes aligneront une formation particulièrement expérimentée :

  • Éric Leloir
  • Bérengère Juvent
  • Yasmine El Mkhoust
  • Greg Baumann

Boussu repart cette saison avec le même effectif que l’an dernier. Un choix logique pour une équipe qui a dominé la phase régulière avant d’échouer à un seul point du titre final. Bérengère Juvent, capitaine des Jaunes, retrouvera la patinoire après un Thunderdome qui lui a déjà permis de décrocher une première étoile. Elle sera accompagnée d’Éric Leloir, lauréat du prix du public lors de la dernière finale, de Yasmine El Mkhoust, meilleure recrue de la saison 2025-2026, et de Greg Baumann. Habituée aux grands rendez-vous, cette équipe sait exactement ce qu’elle est capable de produire. Elle pourra également compter sur un public jaune qui n’a probablement pas oublié le dénouement de Dour.

Les champions en titre répondent présent

Face à eux, Jemappes présentera également une équipe redoutable :

  • Bill Bilquin
  • Julie Lahure
  • Marie Gerin
  • Nicolas Tondreau

Nicolas Tondreau et Marie Gerin ont parfaitement lancé leur saison lors du Thunderdome. Le capitaine des Bleus occupe déjà la tête des cotes de puissance, tandis que Marie Gerin s’est immédiatement installée parmi les jouteuses les plus efficaces de ce début de championnat. Ils seront accompagnés de Bill Bilquin et de Julie Lahure. Cette dernière avait particulièrement brillé lors de la finale en remportant à la fois l’étoile de la construction et celle du public. Jemappes se présentera donc à Boussu avec quatre membres de l’équipe championne. Une formation équilibrée, expérimentée et déjà habituée à répondre présente lorsque la pression monte.

Un premier tournant dans la course au titre

Il serait prématuré de parler de match décisif dès le mois d’octobre. Mais dans un championnat aussi court et aussi disputé, chaque confrontation directe peut peser lourd au moment du décompte final. Déjà installé en tête, Jemappes pourrait conforter sa position et repousser l’un de ses principaux rivaux. Boussu doit au contraire profiter de ce premier match classique pour se rapprocher des Bleus et éviter de leur abandonner trop rapidement le contrôle du championnat. Les deux équipes se connaissent parfaitement. Elles ont conservé l’essentiel de leurs forces, possèdent une solide expérience des grands rendez-vous et restent sur deux confrontations décidées par un seul point.

Match revanche, choc des favoris ou nouvel épisode d’une rivalité désormais bien installée : quelle que soit la manière de présenter cette rencontre, une chose est certaine. Le 17 octobre, personne ne voudra laisser son adversaire prendre une longueur d’avance.

BOUSSU vs JEMAPPES
Samedi 17 octobre 2026
Centre culturel de Boussu
Le Chaudron de l’Impro Boraine

JE RÉSERVE !

Thunderdome III : Jemappes frappe le premier

La saison 2026-2027 de la LBI est lancée ! Pour cette troisième édition du Thunderdome, les quatre équipes entraient directement dans l’arène avec une formule toujours aussi particulière : du 2 contre 2 contre 2 contre 2. Et au terme d’une soirée longtemps indécise, Jemappes s’impose avec 5 points devant Mons (4), Boussu (3) et Quaregnon (2).

Un Thunderdome qui cherche son équilibre

Le début de rencontre permet rapidement à tout le monde d’ouvrir son compteur. Boussu prend le dessus sur Quaregnon dans J’ai accepté par erreur, avant que Jemappes ne remporte son premier duel face à Mons dans Écoute, maman est près de toi ?.

Puis vient Roby le magnifique, première comparée à quatre. À partir d’une même histoire de robot créé par une petite fille orpheline, les équipes revisitent différents grands genres du cinéma. Quaregnon clôture la séquence avec un Bollywood franchement hors des sentiers battus et déclenche l’un des premiers gros fous rires de la soirée.

Les impros réunissant les quatre équipes montrent aussi la difficulté du Thunderdome. Touché : coulé puis Où va le monde peinent parfois à trouver la respiration nécessaire : à quatre sur scène, avec la nécessité de défendre également ses couleurs, construire posément demande une sacrée discipline collective.

De l’opérette au Papapillon

La première manche se termine sur l’un des grands moments de la soirée. Dans Elle m’a dit, une comparée comédie musicale, Jemappes raconte les déboires d’un couple de maraîchers au bord de la rupture. Boussu reprend ensuite le thème et les talents de chanteurs de Bérengère Juvent et Laurent Dauvillée transforment le drame en une opérette improbable que Bourvil et Annie Cordy n’auraient probablement pas reniée. Le public rit, les bancs aussi.

Après la pause, le jeu collectif monte d’un cran. Dans le miroir, catégorie « On connaît la fin », offre sans doute la première improvisation à quatre équipes véritablement fluide de la soirée : de part et d’autre d’un miroir se rencontrent un monde de beauté et un monde de laideur, dans une histoire à la fois drôle et poétique.

Le « Poker indien » de Vraiment nécessaire réunit ensuite Bart De Wever, Céline Dion, Donald Trump et Jeanne d’Arc dans une rencontre aussi improbable que décousue. Plus tard, Minute papillon voit Laurent Dauvillée, collectionneur de papillons, recevoir la visite du redoutable Papapillon de Nicolas Tondreau, venu venger son fils en menaçant d’épingler le collectionneur sur un tableau de liège.

Jemappes au bout du suspense

Après douze improvisations, impossible de départager Jemappes et Mons : les deux équipes sont à égalité. Il faut donc une prolongation.

Agitation tropicale, à la manière d’un cartoon, oppose Nicolas Tondreau à Clara Geirnart. Trois minutes de débauche d’énergie plus tard, les deux jouteurs terminent épuisés mais avec un public hilare. Nicolas Tondreau décroche finalement le point décisif : Jemappes remporte le Thunderdome III, 5 points à 4 devant Mons.

La victoire permet aux Bleus de prendre immédiatement la tête du championnat avec 2,3 points, étoile comprise. Mons suit avec 1 point, devant Boussu (0,7) et Quaregnon (0).

Individuellement, Nicolas Tondreau réalise également la grosse opération de la soirée : premier de la cote de puissance, il repart avec les étoiles Top jouteur et Prix du public. Bérengère Juvent reçoit l’étoile Construction, tandis que Laurent Dauvillée décroche celle des Personnages. Pour son tout premier match sous les couleurs de Mons, Clara Geirnart décroche elle aussi un Prix du public, une belle entrée en matière chez les Rouges.

Une reprise qui avait un petit goût de nouveauté

La rentrée se jouait également autour de la patinoire. Impro Tonight inaugurait une nouvelle formule avec l’arrivée de Rebecca Collins et Jack Sullivan dans l’équipe journalistique, pour des interventions en direct avant la rencontre et un premier débrief à la mi-temps.

Dans une salle visiblement heureuse de retrouver le championnat, Xavier Percy effectuait quant à lui son premier arbitrage principal à la LBI. Peu de fautes sifflées et seulement deux bascules de points : Quaregnon et Mons ont chacune choisi de rendre à leur adversaire le point perdu.

Et pour son unique faute personnelle de la soirée, Xavier Percy a choisi… Robin Guéry, ancien arbitre principal de la Ligue. Une façon pour le nouveau patron de la patinoire de marquer son territoire ? Ou l’ancien arbitre voulait-il simplement vérifier jusqu’où il pouvait pousser son successeur ?

La saison est à peine commencée et, déjà, les rôles ont changé.

Thunderdome III : quatre équipes, huit jouteurs et déjà des points à prendre

Le 12 septembre, le Centre Culturel de Boussu ouvre la saison 2026-2027 avec le Thunderdome III. Quatre équipes, huit jouteurs et une douzaine d’improvisations pour un premier rendez-vous qui pourrait déjà peser lourd dans le championnat.

Sur la patinoire : Robin Guéry et Clara Geirnart pour Mons, Bérengère Juvent et Laurent « Elmer » Dauvillée pour Boussu, Nicolas Tondreau et Marie Gerin pour Jemappes, et Benoît de Labie et Céline Lefevre pour Quaregnon.

Au kazoo, une autre curiosité : Xavier Percy arbitrera son premier match à la LBI. Un rookie, donc… avec un léger astérisque : il est tout simplement le plus ancien arbitre d’improvisation de Belgique.

Et pour son baptême borain, on lui a choisi le format le plus tranquille possible : quatre équipes en même temps.

Un Thunderdome qui compte vraiment

Le Thunderdome n’est pas un match d’exhibition.

Le vainqueur empochera deux points au championnat, le deuxième un point. À cela viendront s’ajouter les traditionnelles étoiles de personnages, construction et Top jouteur, chacune rapportant un tiers de point supplémentaire. Avec une douzaine d’impros au programme, le format alternera les confrontations directes, les mixtes réunissant les quatre équipes et les comparées où chacune proposera sa propre version du thème. Et une petite règle propre au Thunderdome peut transformer une pénalité en arme tactique : l’équipe sanctionnée choisit elle-même à quel adversaire elle offre le point. Autrement dit, le classement peut basculer sans même qu’une impro soit jouée.

L’an dernier, Quaregnon avait parfaitement négocié ce chaos et remporté le Thunderdome avec 5 points, devant Jemappes et Boussu à 4, tandis que Mons terminait à 2. Mais les cartes ont été largement rebattues depuis.

Jemappes : le favori a un visage

Nicolas Tondreau et Marie Gerin.

Difficile de trouver beaucoup de failles sur le papier. Tondreau possède le meilleur pourcentage de victoires en carrière parmi les vétérans présents : 10 matchs gagnés sur 13, soit 77 %. Il a disputé 98 improvisations et en a remporté 60, soit 61 % de réussite. À cela s’ajoutent 17 étoiles, là encore le meilleur total du plateau. Marie Gerin présente un profil différent mais tout aussi inquiétant : 9 victoires en 11 matchs, soit 82 %, le meilleur pourcentage des six joueurs disposant déjà de statistiques LBI. Elle gagne également 57 % des improvisations auxquelles elle participe. Mais le chiffre qui intéressera particulièrement Jemappes est ailleurs : Marie est redoutable pour lancer un match. Sa réussite sur la première improvisation atteint 88 %. Dans un Thunderdome où prendre rapidement la tête peut obliger les trois autres équipes à courir derrière vous, ce n’est pas un détail. Et surtout, ce tandem n’est pas expérimental. Marie est l’assistante-capitaine de Nicolas. C’est le duo de base de Jemappes, celui d’une équipe qui vient de devenir championne Mons-Borinage pour la seconde saison d’affilée.

Leur problème sera probablement moins de savoir s’ils sont capables de gagner que de gérer leur statut : tout le monde sait qu’ils sont dangereux.

La clé : prendre immédiatement des points et obliger les autres à les chasser.

Boussu : construction + destruction massive par le rire

Si une équipe semble équipée pour contester Jemappes, c’est probablement Boussu. Et son tandem est remarquablement complémentaire.

Bérengère Juvent construit. Elmer fait rire.

La formule est évidemment réductrice, mais elle décrit assez bien le danger. Bérengère est la joueuse la plus expérimentée du plateau en LBI avec 15 matchs et 115 improvisations. Ses 14 étoiles rappellent également qu’au-delà des victoires collectives, elle sait attirer l’attention individuellement. Son taux de victoire en match – 53 % – est moins spectaculaire que celui des deux Jemappiens, mais il ne raconte qu’une partie de l’histoire. Bérengère est une joueuse capable de structurer une improvisation et de donner de la matière à ses partenaires. À côté d’elle, Laurent Dauvillée affiche seulement six matchs LBI, mais déjà 9 étoiles en 52 improvisations. Et surtout, Elmer possède une arme particulièrement précieuse dans ce format : un capital sympathie considérable. C’est une bombe de joie et d’humour qui peut faire basculer très vite un vote public. Son calendrier chargé le rend moins disponible durant la saison. Bérengère a donc choisi de sortir cette cartouche dès le premier match.

Dans un format à deux, le calcul se comprend parfaitement : pendant qu’elle tient la baraque, lui peut y mettre le feu.

La clé : laisser Bérengère construire suffisamment pour permettre à Elmer de devenir dangereux sans transformer chaque impro en numéro comique.

Quaregnon : surtout ne pas se battre contre soi-même

Statistiquement, Benoît de Labie et Céline Lefevre partent derrière Jemappes.

Benoît compte 6 victoires en 15 matchs, Céline 4 en 11. Leur taux de réussite individuel en improvisation est respectivement de 53 % et 47 %. Rien qui permette de les installer favoris. Et pourtant… Ce serait oublier que Quaregnon est précisément l’équipe qui a remporté le dernier Thunderdome. Les Verts connaissent ce format et ont déjà montré leur capacité à profiter de son caractère particulier. L’année dernière, ils avaient terminé avec cinq points malgré cinq pénalités et avaient surtout été les seuls à sortir réellement vainqueurs de la soirée. Cette fois, Benoît part avec Céline, son tandem habituel. Le potentiel est là. Le danger aussi. Quaregnon peut devenir extrêmement fort lorsqu’il joue comme une seule équipe. À l’inverse, lorsque les initiatives individuelles s’accumulent et que chacun commence à poursuivre sa propre idée, les Verts peuvent perdre une énergie considérable à essayer de recoller les morceaux. À deux, ils auront moins d’excuses. Et dans les comparées, où les quatre équipes devront successivement défendre leur version du même thème, leur capacité à proposer une impro claire et cohérente pourrait devenir une arme majeure.

La clé : moins d’idées, mais la même idée à deux.

Mons : aucune statistique, donc aucun mode d’emploi

Et puis il y a les Rouges. Pour la première fois depuis la création du championnat, Mons arrive pratiquement sans passé statistique.

Robin Guéry et Clara Geirnart n’ont encore joué aucun match LBI. Aucun pourcentage de victoire. Aucun taux de réussite en impro. Aucun historique de leads ou de sauvetages. Zéro donnée. Ce qui est évidemment inquiétant pour Mons. Mais pas forcément très confortable pour les autres. Robin n’avait de toute façon que des rookies parmi ses joueuses disponibles. Son choix s’est porté sur Clara Geirnart, la plus expérimentée d’entre elles. Et Clara possède un avantage discret : si elle découvre le championnat LBI comme joueuse, elle connaît déjà une partie du jeu adverse. Elle joue régulièrement avec certains membres de Boussu et Jemappes et connaît donc mieux les Jaunes et les Bleus que ses statistiques vierges ne pourraient le laisser penser.

Reste une question immense : que vaut ce nouveau Mons lorsqu’il faut réellement prendre des points ? Personne ne le sait. Surtout pas les statistiques. Le Thunderdome sera donc moins un examen pour les Rouges que leur premier étalonnage. Finir quatrième ne constituerait pas une énorme surprise. Se mêler immédiatement à la lutte pour les premières places en serait une beaucoup plus intéressante.

La clé : profiter du fait que personne ne sait encore exactement à quoi s’attendre.

Le pronostic de la rédaction

Alors, si un bookmaker complètement inconscient acceptait des paris sur le Thunderdome ?

Jemappes – 33% de chances de victoire
Le choix rationnel. Le duo le plus éprouvé, deux excellents taux de victoire, une championne du premier lead avec Marie et Nicolas pour transformer les bons départs en dynamique de match. Sur le papier, ils doivent terminer dans les deux premiers.

Boussu – 30 %
Le principal danger pour Jemappes. Bérengère apporte la construction et l’expérience, Elmer une capacité immédiate à séduire une salle. Dans un match décidé par le public, ce tandem est terriblement bien pensé.

Quaregnon – 27%
Les champions en titre du Thunderdome ne peuvent certainement pas être écartés. Leur plafond est très haut. Leur principal adversaire sera peut-être Quaregnon lui-même : s’ils restent concentrés sur la cohésion plutôt que sur l’accumulation d’idées, ils peuvent faire exploser ce pronostic.

Mons – 10 %
Pas parce que les Rouges sont condamnés, mais parce qu’il n’existe simplement aucune donnée permettant de les placer plus haut. Deux rookies face à six joueurs installés : sur le papier, le handicap est énorme. Mais le sport adore précisément les équipes pour lesquelles le papier ne sait encore rien.

Avec une réserve importante : dans un format où quatre équipes s’affrontent, où le public décide, où une comparée produit quatre propositions différentes et où une équipe pénalisée peut choisir elle-même à qui offrir son point, les probabilités ont une espérance de vie assez limitée.

C’est même un peu le principe du Thunderdome.

Rendez-vous le 12 septembre au Centre Culturel de Boussu pour savoir qui aura eu raison : les statistiques… ou le chaos.

LBI 2026-2027 : les grandes manœuvres sont terminées, place au jeu

La saison 2026-2027 de la Ligue Boraine d’Improvisation est sur le point de commencer. Et si certaines équipes ont choisi la stabilité, d’autres ont profité de l’été pour rebattre sérieusement leurs cartes.

Nouveaux joueurs, nouveau capitaine, nouveaux arbitres et quelques rendez-vous inhabituels : avant le lancement officiel du championnat, le 12 septembre avec le Thunderdome III, voici ce qu’il faut retenir de l’été à la LBI.

Boussu et Quaregnon misent sur la stabilité

Pourquoi changer une équipe qui fonctionne ? Du côté de Boussu et de Quaregnon, aucun mouvement durant l’été. Les deux formations repartent avec exactement le même groupe que la saison dernière. Les Jaunes de Bérengère Juvent continueront donc à s’appuyer sur un collectif qui n’a plus grand-chose à prouver, tandis que les Verts de Benoît de Labie tenteront de transformer en résultats les automatismes accumulés au fil des saisons.


Un changement à Jemappes

Le mercato a été beaucoup plus ciblé chez les champions Mons-Borinage. Guillaume Meeus rejoint les Bleus à la place de Laurent Callebaut. Un changement unique, mais pas anodin : Meeus, élu meilleur rookie la saison dernière, connait déjà parfaitement le championnat et retrouve une équipe qui abordera forcément cette nouvelle saison avec une cible dans le dos.


Révolution à Mons

C’est du côté des Rouges que l’été a été le plus mouvementé. Après trois saisons passées dans le costume d’arbitre, Robin Guéry quitte le kazoo et devient capitaine de Mons. Ronny Petit poursuit l’aventure sous le maillot rouge, mais autour de lui, l’effectif est profondément renouvelé avec l’arrivée de quatre rookies : Clara Geirnart, Eline Duthoit, Natacha Hennekens et Kévin Ecobecq.

Avec quatre nouveaux joueurs sur six, Mons sera donc l’équipe la plus difficile à prévoir en ce début de saison. Top ou Flop ? L’avenir nous le dira.


Ça bouge aussi chez les arbitres

Le passage de Robin Guéry du côté des joueurs libère forcément une place dans le corps arbitral. Joël Dygralski, déjà présent la saison dernière, poursuit l’aventure. À ses côtés, Noa Guéry voyage entre le rôle d’arbitre assistant et celui d’arbitre principal, tandis que Xavier Percy, le plus ancien arbitre actif de Belgique, fait son entrée dans le championnat comme arbitre principal.

Trois profils et trois expériences très différentes qui devraient, eux aussi, participer à l’identité de cette nouvelle saison.


Premier rendez-vous : THUNDERDOME III


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Toutes ces nouveautés seront à découvrir dès le samedi 12 septembre à 20h au Centre culturel de Boussu. Et pour ouvrir la saison, autant ne pas faire les choses simplement. Le Thunderdome réunit les quatre équipes simultanément dans un format 2 contre 2 contre 2 contre 2.

Pour cette troisième édition :
🟡 Boussu : Bérengère Juvent & Laurent Dauvillée
🔵 Jemappes : Nicolas Tondreau & Marie Gerin
🟢 Quaregnon : Benoît de Labie & Céline Lefevre
🔴 Mons : Robin Guéry & Clara Geirnart

Les adversaires changent au fil des improvisations et les comparées permettent aux quatre équipes de s’affronter simultanément. Et le Thunderdome conserve sa règle la plus délicieusement injuste : lorsqu’une équipe reçoit une pénalité, c’est elle qui décide à quel adversaire le point sera attribué.

Le genre de détail capable de transformer une petite vengeance en catastrophe stratégique.


Un été qui pourrait devenir une tradition

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Avant même le début officiel de la saison, la LBI s’est retrouvée le 8 août à la Brasserie Deseveaux pour un match estival organisé pour la première fois en collaboration avec la brasserie. Une première expérience qui en appellera une autre : le rendez-vous reviendra début août 2027, cette fois sous la forme d’un week-end complet.


Quatre équipes, quatre mascottes

Cette saison, les quatre équipes ne seront plus seules à défendre leurs couleurs. Après plusieurs semaines de propositions et de votes, chaque ville possède désormais sa propre mascotte, choisie pour représenter son équipe et son identité.

🟡 Boussu sera accompagné de Aquila, l’aigle.
🔵 Jemappes pourra compter sur Rooster, le coq.
🟢 Quaregnon sera représenté par Twist, le renard.
🔴 Mons entre dans l’arène avec Banjo, le singe.

Quatre nouveaux visages qui accompagneront désormais les équipes sur les affiches, les réseaux et tout au long de la saison.

Et quelque chose nous dit qu’ils n’ont pas fini de faire parler d’eux…


Et en décembre…

Le championnat ne sera pas le seul rendez-vous de cette nouvelle saison. Décembre accueillera deux soirées très différentes.

Le 19 décembre, FIASCO fera son retour. Quatre improvisateurs plongés dans une histoire inspirée de l’univers des frères Coen, où les mauvaises décisions s’enchaînent et où, par définition, tout ne peut que mal se passer. (spectacle déconseillé aux moins de 16 ans)

Le lendemain, changement complet d’ambiance avec Le Père Noël est un improvisateur, un match d’exhibition caritatif réunissant des joueurs des quatre équipes de la LBI.


Mais chaque chose en son temps. Avant Noël, avant FIASCO et avant même le championnat… Il faut survivre au Thunderdome.

THUNDERDOME III

Samedi 12 septembre 2026 – 20h
Centre culturel de Boussu

Que la saison commence !

Au bout du suspense, Jemappes reste roi du Borinage

Après une saison régulière dominée par Boussu, il aura fallu attendre la toute dernière improvisation de l’année pour connaître le champion Mons-Borinage. Au terme d’une finale spectaculaire, disputée devant près de 200 spectateurs au Centre culturel de Dour, Jemappes est parvenu à conserver son titre face à une équipe jaune qui n’aura jamais cessé d’y croire.

Une finale lancée sur un faux rythme

La soirée avait pourtant commencé tout en douceur. Sur “Nabuki était ici”, Bill Bilquin et Bérengère Juvent ont ouvert le match avec un bel échange, avant d’être rejoints par Nicolas Tondreau et Sandrine Dhinaut. Un premier round d’observation, déjà très propre, qui a permis à Jemappes d’inscrire le premier point de la finale.

Le ton était donné : cette rencontre ne se jouerait pas sur un coup d’éclat, mais sur une succession de détails.

Boussu frappe fort, Jemappes s’accroche

Très vite, les deux équipes ont montré leurs couleurs. Sur “Vacances romaines”, Sandrine Dhinaut et Julie Lahure ont livré une belle joute verbale en abécédaire, sans faute, avec de vraies phrases et une complicité évidente. Puis la première comparée de la soirée, “Seconde vie”, a permis aux deux équipes de déployer leurs univers.

Côté Jemappes, Nicolas Tondreau a incarné un chat cambrioleur ayant déjà perdu huit de ses neuf vies. Côté Boussu, les Jaunes ont embarqué le public dans un home borain où l’amour, le quotidien et la folie douce n’ont pas d’âge. Dans cette première grande confrontation, Boussu a frappé fort et remporté le point, avec les rires de la salle en prime.

La finale a ensuite pris un ton plus sombre avec “Masque obligatoire”, dystopie grinçante dans laquelle chacun devait porter un sourire peint sur le visage sous l’œil menaçant de la police de la joie. Une improvisation tendue, presque malaisante par moments, mais traversée de touches d’humour bien dosées.

Une seconde mi-temps entre éclats de rire et tension

La pause n’a visiblement refroidi personne. Dès le retour sur scène, le titre du public, « Le jour de la photo », a offert un grand moment de délire collectif. Huit jouteurs se sont retrouvés plongés dans une photo de classe digne du Petit Nicolas, entre grimaces, chamailleries et souvenirs d’enfance. Un instant de pure légèreté qui a immédiatement relancé l’énergie de la salle.

Mais l’un des grands tournants du match est arrivé avec la fusillade à mort. Un contre un, jusqu’à épuisement du stock. Dans cet exercice à haute pression, les Bleus ont pris l’avantage. Chaque duel a compté, chaque prise de risque pouvait peser lourd, et Jemappes a réussi à sortir vainqueur de ce moment clé.

Boussu n’a pas lâché pour autant. Sur “L’Oubli”, les Jaunes ont offert l’un des grands moments comiques de la soirée. Avec une simple tente comme accessoire, ils ont construit une aventure de camping complètement folle, où l’ouverture de la tente devenait déjà une épreuve héroïque. L’histoire a ensuite basculé dans un univers étrange, presque à la Lewis Carroll, peuplé de lutins et de logique absurde. Personne n’a sans doute tout compris, mais tout le monde a ri. Même les jouteurs de Jemappes, sur le banc, semblaient savourer le chaos.

En face, Nicolas Tondreau s’est glissé dans un sac de couchage pour raconter l’histoire d’une chenille amnésique dont la transformation en papillon ne se passait pas du tout comme prévu. Bill Bilquin est venu conclure l’improvisation avec un service ravageur, en bombardant les insectes d’insecticide pour tenter de retrouver le sommeil. Un final à la fois absurde, efficace et parfaitement placé.

La suite a offert une tragédie grecque, “Les Enfants d’Arès”, intéressante mais moins marquante, puis un exercice de style relais autour de “La péniche du silence”. Quatre duos, une même histoire rejouée de plusieurs façons, jusqu’à une version érotique tellement appuyée que l’arbitre a préféré interrompre l’action avant que la péniche ne quitte définitivement les eaux territoriales du bon goût.

Une prolongation pour départager les finalistes

À la fin du temps réglementaire, rien n’était décidé. Les deux équipes étaient à égalité. Boussu avait remporté deux comparées sur trois. Jemappes avait tenu bon dans les mixtes. Les Jaunes avaient confirmé leur statut de meilleure équipe de la saison régulière. Les Bleus, eux, rappelaient qu’ils étaient les champions sortants.

Il fallait donc une dernière improvisation.

Et comme souvent dans les grandes finales, ce sont les capitaines qui ont pris leurs responsabilités. Sur “Simple texto”, Nicolas Tondreau et Bérengère Juvent se sont avancés pour un ultime face-à-face. Après le comptage des assistants arbitres, le dernier point de la saison est tombé du côté de Jemappes sur un comptage de 71 contre 64. Une bonne part du public s’étant abstenue de voter tant les niveaux de qualité de jeux étaient proches.

Jemappes conserve la Lampe

Score final : 7-6.

Les Bleus conservent leur titre et remportent, pour la deuxième année consécutive, la Coupe de la Lampe.

Cette finale restera aussi comme une première dans l’histoire de la LBI : pour la première fois, le champion de la saison régulière n’est pas le champion Mons-Borinage. Boussu a dominé la saison. Jemappes a gagné le match qu’il fallait gagner.

Une pluie de récompenses pour clôturer la saison

La soirée a également consacré plusieurs jouteurs lors de la remise des prix individuels. Bérengère Juvent et Nicolas Tondreau ont été élus meilleurs jouteurs de la saison. Yasmine El Mkhoust et Guillaume Meeus ont reçu les prix des meilleures recrues. Benoît de Labie et Julie Lahure ont été désignés meilleurs adversaires. Les prix du public sont revenus à Bérengère Juvent et Nicolas Tondreau.

Les prix spéciaux ont également salué plusieurs parcours : Bérengère Juvent a reçu le Prix du Conteur et le titre de Jouteuse Étoile, Ronny Petit le Prix des Personnages, et Bill Bilquin le Coup du chapeau pour avoir décroché au cours de la saison une étoile de chaque catégorie : personnage, top jouteur et construction.

Même battue, Boussu n’a pas quitté Dour les mains vides. Bérengère Juvent a été nommée Top Joueuse de la finale, tandis qu’Éric Leloir a reçu le Prix du Public. Côté Jemappes, Julie Lahure a remporté l’étoile Construction ainsi qu’un prix du public, et Nicolas Tondreau l’étoile Personnages.

Autre symbole fort : Bérengère Juvent et Benoît de Labie sont tous deux entrés dans le Club des 100, réservé aux jouteurs ayant disputé 100 improvisations depuis la première saison de la LBI.

Une saison qui se termine comme elle a commencé

Au bout du compte, cette finale aura parfaitement résumé la saison. Boussu a été intense, inventif, imprévisible, parfois irrésistible. Jemappes a été patient, solide, expérimenté, capable de rester debout jusqu’au dernier échange.

Et lorsque la dernière voix du public s’est exprimée, la Lampe est restée bleue.

Une saison pour en arriver là

Il reste un match… Un seul.

Depuis septembre, les équipes se sont croisées, répondues, parfois neutralisées. Certaines ont dominé. D’autres ont surpris. Mais au bout du compte, la finale que tout le monde imaginait plus ou moins depuis plusieurs mois est finalement là.

Boussu contre Jemappes.

Les deux derniers champions Mons-Borinage. Les deux derniers champions de saison régulière. Deux équipes qui se connaissent parfaitement. Deux équipes qui n’ont presque jamais laissé de place au hasard depuis trois saisons. Et le samedi 6 juin, au Centre Culturel de Dour, une seule repartira avec la Lampe.

Une affiche qui ressemble à une évidence

Sur le papier, difficile d’imaginer une finale plus logique.

Boussu a terminé champion de saison régulière. Une équipe stable, structurée, capable de contrôler le rythme d’un match et de faire avancer les histoires avec une régularité impressionnante. En demi-finale, les jaunes n’ont presque jamais été inquiétés par Mons. Très vite devant au score, ils ont même compté jusqu’à quatre points d’avance dans une rencontre qu’ils ont globalement maîtrisée de bout en bout.

Mais cette demi-finale a aussi laissé une impression particulière : celle d’une équipe très solide… sans avoir encore dû sortir son match le plus intense émotionnellement.

À l’inverse, Jemappes arrive en finale après une véritable bataille face à Quaregnon.

Un match où les deux équipes se sont échangé les points toute la soirée. Jamais plus d’un point d’écart. Une rencontre tendue, spectaculaire, et portée par une grosse qualité de jeu. Pendant de longues séquences, l’impression dominante n’était même plus celle d’équipes cherchant absolument à gagner, mais celle de joueurs essayant avant tout de produire les meilleures improvisations possibles.

Et parfois, ce type de match change complètement une dynamique avant une finale.

Deux visions du jeu

Ce qui rend cette finale aussi intéressante, c’est que les deux équipes ne gagnent pas du tout de la même manière.

Jemappes avance avec calme. L’équipe impose souvent un jeu très propre, très lisible, capable de tenir une histoire longtemps sans jamais donner l’impression de paniquer. Même dans les moments tendus, les bleus gardent généralement leur structure. Ils accélèrent peu… mais cassent rarement. Nicolas Tondreau reste évidemment le visage le plus visible de cette maîtrise. Capable de hausser immédiatement le niveau d’une improvisation, il apporte une intensité constante au collectif. Mais autour de lui, tout fonctionne aussi grâce à l’équilibre général de l’équipe. Marie Gerin comprend parfaitement quand une improvisation doit être poussée… ou au contraire laissée respirer. Julie Lahure apporte une énergie très libre, très instinctive. Et Bill Bilquin reste l’un des joueurs les plus dangereux du championnat dès que le langage, le rythme ou les idées commencent à dérailler.

Statistiques équipes Finale 2025-2026

PosÉquipeJGP/SPÉT.PTS%GAPUN%I%M%C%SVG
164111112.70.70-1240.490.510.440.67
263301012.30.69-5390.500.480.560.25

Boussu propose presque l’inverse. Les jaunes vivent davantage dans le mouvement. Plus de ruptures. Plus d’accélérations soudaines. Plus de chaos aussi. Mais un chaos souvent contrôlé. Bérengère Juvent agit alors comme point d’équilibre dans cette énergie permanente. Autour d’elle, Eric Leloir et Sandrine Dhinaut apportent énormément de rythme et de connexion collective, tandis que Laurent Dauvillée ajoute un gros capital sympathie et une connexion hors du commun avec le public. Son jeu est à l’image de celui de Julie Lahure ; des sourires, de la joie et un gros plaisir d’être sur scène.

Et c’est probablement là que cette finale devient passionnante : Jemappes cherche souvent à installer. Boussu cherche souvent à provoquer.

Une finale impossible à lire

Le plus intéressant dans cette affiche reste peut-être là : aucune équipe ne semble réellement au-dessus de l’autre. Cette deux dernières saisons, les deux confrontations directes se sont terminées avec deux points d’écart cumulés.

Victoire 7-6 de Boussu en janvier.
Victoire 8-6 de Jemappes la saison précédente.

Lineup Boussu Finale 2025-2026

JouteurÉquipeT. ÉT.IJIG%IGP-I%Mi%Co%Le%As%Plg%SvPun
Bérengère JUVENT1049270.55760.510.640.480.670.330.251
Eric LELOIR437210.57690.560.580.470.641.000.002
Laurent DAUVILLEE220110.55600.500.670.700.401.000.002
Sandrine DHINAUT021100.48530.380.630.500.450.000.000

Une victoire partout. Aucun véritable ascendant psychologique. Aucune domination claire. Même les statistiques racontent un duel extrêmement serré.

Bérengère Juvent et Nicolas Tondreau ont porté leurs équipes toute l’année. Eric Leloir et Bill Bilquin figurent parmi les joueurs les plus efficaces du championnat. Sandrine Dhinaut, Julie Lahure, Marie Gerin et Laurent Dauvillée apportent chacun des profils capables de faire basculer un moment précis du match.

Lineup Jemappes Finale 2025-2026

JouteurÉquipeT. ÉT.IJIG%IGP-I%Mi%Co%Le%As%Plg%SvPun
Bill BILQUIN337180.49630.630.310.590.401.000.002
Julie LAHURE534150.44560.460.400.410.471.000.330
Marie GERIN032140.44540.370.540.400.570.750.000
Nicolas TONDREAU845280.62840.680.470.520.860.000.252

Et un détail résume peut-être parfaitement cette finale : quatre des huit joueurs présents vendredi participeront également au All Stars Game LBI du 20 juin à Charleroi face à la LISM. Autrement dit : cette finale rassemble déjà une grande partie des visages majeurs de la saison.

Plus qu’un match

Mais cette soirée ne se résumera pas uniquement à la finale. Parce qu’après le match viendra aussi le moment des récompenses de saison :

  • prix du public,
  • meilleures recrues,
  • meilleurs adversaires,
  • prix spéciaux, et plusieurs distinctions individuelles qui viendront conclure cette année 2025-2026.

Puis viendra la remise de la Lampe. Le dernier moment d’une saison entière.

Le rendez-vous de l’année

Le Centre Culturel de Dour accueillera cette finale dans sa grande salle de 370 places assises. Et honnêtement, tout indique que cette soirée pourrait devenir l’un des plus gros rendez-vous improvisation de la saison dans la région. Parce qu’une finale réussie, ce n’est pas seulement un bon match.

  • C’est une salle pleine.
  • Des équipes qui se répondent.
  • Des improvisations qui dépassent le cadre du simple résultat.
  • Des joueurs capables de faire exploser une salle en quelques secondes.
  • Et cette sensation très particulière que tout peut encore basculer à n’importe quel moment.

Vendredi 6 juin, il ne restera plus de deuxième chance. Juste une dernière soirée.

Et une équipe qui terminera la saison avec la Lampe entre les mains.

Demi-finales LBI : la vérité d’un soir

Une saison, ça construit des tendances. Des certitudes parfois. Mais une demi-finale, ça ne respecte rien.

Ce week-end, la Ligue Boraine d’Improvisation entre dans sa phase la plus brutale : deux matchs, deux verdicts, et aucune possibilité de rattrapage. Les quatre équipes connaissent leur adversaire. Elles connaissent aussi leurs forces… et leurs failles. Reste à savoir qui saura répondre présent au bon moment.

Vendredi 15 mai – Boussu vs Mons

Lineup 1/2 finale N°1

JouteurÉquipeIJIG%IGP-I%Mi%Co%Le%As
Bérengère JUVENT35190.54690.520.600.430.71
Greg BAUMANN25130.52600.470.630.550.50
Eric LELOIR21110.52580.540.500.500.54
Meggie LOMBART24110.46530.500.380.500.40
Guillaume MEEUS1570.47470.600.200.290.63
Sandrine DHINAUT740.57460.500.670.500.67
Ronny PETIT36130.36460.400.270.400.33
Virginie MIGLIORE2250.23250.290.130.130.50

Une opposition de styles… et d’équilibre

Boussu arrive avec le costume du leader. Une saison maîtrisée, une équipe capable de construire, de contrôler, de tenir un match du début à la fin. Mais leur seule confrontation face à Mons cette saison raconte une autre histoire. Victoire 8 à 7. Un écart minimal, dans un match où rien n’a été simple.

Et c’est précisément ce qui rend Mons dangereux. Parce que cette équipe peut parfois se perdre dans ses propres histoires. Mais elle possède des profils capables de faire exploser une improvisation à tout moment. Guillaume Meeus, avec son sens de la réplique presque détaché, peut renverser une salle en une phrase. Meggie Lombart apporte de l’énergie. Et Ronny Petit, dans un registre très visuel, devient une arme redoutable dès que le jeu sort du verbal.

Le défi est connu : faire avancer une histoire, la structurer, la tenir. Et c’est exactement là que Boussu est le plus fort. Bérengère Juvent en est le symbole. Trois étoiles de construction cette saison, une capacité constante à poser des bases solides et à guider les improvisations. Elle ne subit pas les histoires, elle les dirige. À ses côtés, Greg Baumann représente l’autre versant du jeu : imprévisible, rapide, capable d’emmener une impro très loin… parfois dans des zones que personne n’avait anticipées. Sur les flancs, Eric Leloir et Sandrine Dhinaut serrent les rangs grâce à leur totale symbiose dans l’équipe. Ce match, c’est donc une question simple :

Tout l’enjeu pour Mons sera d’installer des histoires claires. Car une fois en place, le talent individuel peut faire basculer le match. D’autant que le cadre est clair : en cas d’égalité, Boussu est qualifié. Mons n’aura pas le choix. Il faudra prendre des risques.

Samedi 16 mai – Jemappes vs Quaregnon

Lineup 1/2 finale N°2

JouteurÉquipeIJIG%IGP-I%Mi%Co%Le%As
Nicolas TONDREAU30190.63770.580.640.570.78
Benoît DE LABIE24130.54620.630.380.540.55
Marie GERIN20100.50540.420.630.470.60
Julie LAHURE1780.47490.420.600.380.56
François ROMAIN2090.45490.540.290.310.71
Bill BILQUIN1780.47490.550.500.630.33
Romane CANON2390.39440.400.380.370.50
Céline LEFEVRE2180.38420.360.290.450.30

Une domination… qui ne garantit rien

Sur le papier, Jemappes a un avantage net. Trois confrontations en deux saisons… trois victoires, dont une en finale. Une domination réelle.
Mais jamais écrasante. Car à chaque fois, Quaregnon est resté dans le match. À chaque fois, l’écart s’est joué sur des détails. Et c’est ce qui rend cette demi-finale aussi intéressante.

Une mécanique bien huilée côté Jemappes

Jemappes s’appuie sur un collectif très structuré, avec un leader évident : Nicolas Tondreau. Capable de tout jouer, de tout incarner, il impose un rythme et une exigence constants. Mais la force de l’équipe ne s’arrête pas là. Marie Gerin est un élément clé dans les débuts de match. Meilleure jouteuse en réussite sur les premières improvisations, elle donne souvent l’impulsion initiale. Un détail ? Pas vraiment. Dans un match serré, bien démarrer change tout. Bill Bilquin, lui, joue sur un autre terrain : celui de la langue. Jeux de mots, détournements, précision… un profil capable de déstabiliser n’importe quelle mécanique.

Quaregnon, entre maîtrise et imprévisible

Face à ça, Quaregnon n’a pas l’avantage historique… mais possède d’autres armes. Benoît de Labie est un joueur de contrôle. Il stabilise, il sécurise, il fait tenir les histoires. Mais il ne se limite pas à ça : son sens du comique peut faire basculer un moment. François Romain apporte une forte dimension théâtrale, particulièrement dans les improvisations “à la manière de”, où il peut donner une vraie couleur au jeu. Et puis il y a Céline Lefevre. Le grain de folie. Celui qui fait sortir le match de sa trajectoire. Avec elle, Quaregnon devient capable de tout… y compris de renverser une logique installée.

Une équation simple

Jemappes impose. Quaregnon perturbe. Et comme la veille, la règle est la même : en cas d’égalité, Jemappes est qualifié. Un élément qui pourrait pousser Quaregnon à sortir de sa zone de confort plus tôt que prévu.

Deux soirées, deux ambiances

Ces demi-finales ne seront pas seulement sportives.

  • Vendredi, ambiance western.
  • Samedi, ambiance Peaky Blinders.

Dans les deux cas, le principe est simple : les spectateurs déguisés recevront une boisson gratuite. Un détail festif… mais qui participe à créer une vraie atmosphère autour de ces matchs décisifs.

Ce qui peut tout changer

Au-delà des dynamiques et des confrontations passées, plusieurs facteurs seront déterminants :

  • la capacité à construire et faire avancer une histoire
  • la gestion des moments clés, notamment en comparée
  • la discipline
  • et surtout, l’impact des joueurs capables de faire basculer une improvisation

Parce qu’au final, les playoffs ramènent toujours tout à l’essentiel : un moment juste, au bon endroit, au bon moment.

Conclusion

Les tendances sont là. Les historiques aussi. Mais rien n’est joué. Parce que dans ce type de match, ce n’est pas le passé qui compte. C’est ce qui se passe… maintenant.

Quaregnon s’impose en prolongation, Boussu champion de la saison régulière

Ligue Boraine d'Improvisation - Match d'impro entre Boussu et Quaregnon
Phot. Photoflow

18 avril, dernier match de la saison régulière. Un match sans enjeu direct au classement… mais avec du jeu. Du vrai.

Au terme d’un duel accroché, Quaregnon s’impose face à Boussu après prolongation (8-7), au bout d’une dernière improvisation tendue. Mais au classement, rien ne change : Boussu est sacré champion de la saison régulière 2025-2026. Un titre déjà remporté en 2023-2024, preuve d’une régularité qui s’installe.

Un début dans le noir… et une réponse immédiate

Ligue Boraine d'Improvisation - Match d'impro entre Boussu et Quaregnon
Phot. Photoflow

Le match démarre dans des conditions particulières. Une panne technique plonge la salle dans l’obscurité. Les jouteurs ne bronchent pas. Une improvisation est jouée presque entièrement dans le noir. Professionnalisme total. Le match est lancé. Et dès la première impro, le ton est donné : François Romain est sanctionné… mais offre aussi le premier lead à son équipe. L’impact sur le début de rencontre est immédiat.

Un match équilibré… jusqu’à la prolongation

Ligue Boraine d'Improvisation - Match d'impro entre Boussu et Quaregnon
Phot. Photoflow

Sur le terrain, les deux équipes se répondent.

  • 12 improvisations
  • 6 remportées de chaque côté
  • 7-7 à la fin du temps réglementaire

Le match est ouvert, rythmé et engagé. Seules les deux dernières improvisations laissent apparaître un peu plus de tension et de déchets. Les pénalités viennent ponctuer la rencontre :
Romain d’entrée, puis de Labie, El Mkhoust et Baumann. Dans un match aussi serré, chaque détail compte.

Trois improvisations qui ont marqué la soirée

Ligue Boraine d'Improvisation - Match d'impro entre Boussu et Quaregnon
Phot. Photoflow

Certaines séquences sortent clairement du lot.

Impro 3 – “Être efficace” (vidéo way)
Les six jouteurs brillent ensemble dans une succession d’émissions télé décalées – cuisine, culture, étrange. Tout est bourré de rythme, de précision, et d’un beau jeu collectif. Une impro complète.

Impro 4 – “J’ai fait un rêve” (comparée)
Quaregnon démarre de manière hésitante… puis trouve une vraie cohésion et une belle montée émotionnelle. Côté Boussu, Greg Baumann part dans un délire absurde et maîtrisé, et termine sur une punchline qui fait mouche. Deux visions, deux belles réussites.

Impro 9 – “La dame en rose” (à la manière d’un vaudeville – 14 minutes)
Un autre moment fort du match. El Mkhoust, Baumann, Romain et de Labie construisent une mécanique de boulevard solide. Puis arrive le tournant : Benoît de Labie installe le quiproquo clé, en mari faussement décédé devenu domestique. Portes cachées, identités floues, détail qui bascule tout. Le public est tenu en haleine pendant près d’un quart d’heure.

Une prolongation sous tension

Ligue Boraine d'Improvisation - Match d'impro entre Boussu et Quaregnon
Phot. Photoflow

À 7-7, place à une dernière impro. Moins fluide. Plus tendue. Avec un arbitrage un peu plus timide qu’il ne l’a été en début de rencontre. Et c’est Quaregnon qui fait la différence, en allant chercher la victoire dans ce moment décisif.

Résultats

ÉquipePtsPunEtPpunMiCoRésultat
Boussu782251DEF/SUP
Quaregnon851151VIC/SVG

Résultats jouteurs BOU Vs QUA

JouteurÉquipeIJIG%IGP-I%Mi%Co%Le%As
Eric LELOIR540.80581.000.500.671.00
Benoît DE LABIE850.63520.670.501.000.40
François ROMAIN640.67510.800.000.500.75
Bérengère JUVENT950.56480.501.000.400.75
Yasmine EL MKHOUST530.60440.501.000.501.00
Romane CANON730.43340.400.500.400.50
Greg BAUMANN830.38310.330.500.670.20
Céline LEFEVRE620.33260.200.000.250.50

Les distinctions

  • Étoile de la construction : Bérengère Juvent
  • Étoile des personnages : Greg Baumann
  • Top jouteur : Benoît de Labie
  • Étoiles du public : Benoît de Labie et Bérengère Juvent

Cap sur les demi-finales

La saison régulière est terminée. Boussu termine en tête et avance avec le statut de favori. Quaregnon, de son côté, connaissait à l’avance la position qu’il occuperait, même avec une victoire en poche.

  • 15 mai : Boussu vs Mons
  • 16 mai : Jemappes vs Quaregnon

Les playoffs commencent. Et là… plus de calcul.

Boussu vs Quaregnon – Une couronne au bout de la nuit

Le titre au bout de la soirée

Ce n’est pas un match de saison régulière. C’est une finale avant l’heure. À la fin de cette rencontre, le champion de saison sera connu.

Boussu arrive en position idéale : une défaite en prolongation ou au moins deux étoiles suffisent pour sécuriser la première place.

Quaregnon, lui, n’a rien à calculer. Sa place en demi-finale n°2 est déjà assurée. Les Verts n’ont qu’une chose à faire : jouer, proposer, et profiter.

Et parfois, c’est dans cette liberté que naissent les matchs les plus dangereux.

Comparées : un terrain à conquérir

Phot. Photoflow

Boussu n’est pas l’équipe la plus dominante en comparées du championnat. Mais c’est une équipe qui sait les faire vivre. Les Jaunes avancent avec fluidité, connexion et générosité de jeu. Ils construisent ensemble, trouvent des appuis, et font évoluer les propositions.

Face à eux, Quaregnon devra faire un choix : suivre… ou casser. Parce que les Verts ne jouent pas sur le même registre. Ils sont capables de structurer, mais aussi de surprendre.

Et dans ce type de match, l’équilibre peut basculer très vite.

La liberté verte

Phot. Anissa Belkheir

C’est peut-être la clé la plus importante du match. Quaregnon arrive sans pression de classement. Pas d’enjeu direct. Pas de calcul. Juste le jeu.

Et une équipe qui joue libérée devient imprévisible. Benoît de Labie cadre. François Romain et Romane Canon apportent lecture et régularité. Et au milieu de ça, Céline Lefèvre peut faire exploser une séquence. Capable du meilleur comme du pire, elle incarne cette part d’incertitude qui peut renverser un match.

Juvent, centre de gravité du match

Phot. Anissa Belkheir

Bérengère Juvent est au centre de tout. 5 étoiles cette saison, dont 3 du public. Une présence constante. Une capacité à exister dans tous les registres. Mais surtout : elle fait jouer les autres.

Si Juvent impose son rythme, Boussu joue juste. Si Quaregnon parvient à limiter son influence, le match s’équilibre immédiatement.

Baumann, l’étincelle

Match d’impro entre Jemappes et Boussu au Centre culturel de Boussu
Phot. Photoflow

Greg Baumann apporte une dimension unique. Il peut accélérer, décaler, surprendre. Créer une rupture là où le jeu s’installe.

Dans un match où tout peut basculer sur un détail, ce type de joueur est un facteur décisif.

Les équilibres de banc

Dans ce match, les capitaines donnent la direction. Mais l’équilibre du jeu se construit autour d’eux.

Côté Boussu, la capacité à s’adapter et à faire circuler les propositions permet de maintenir un jeu fluide et collectif.

Côté Quaregnon, la force viendra de la continuité : garder le fil, ne pas se disperser, et faire exister chaque idée jusqu’au bout.

Dans un match à enjeu, ce sont souvent ces équilibres-là qui font la différence.

Lineup des équipes

JouteurÉquipeIJIG%IGP-I%Mi%Co%Le%As
Bérengère JUVENT35190.54690.520.600.430.71
Benoît DE LABIE24130.54620.630.380.540.55
Greg BAUMANN25130.52600.470.630.550.50
Eric LELOIR21110.52580.540.500.500.54
François ROMAIN2090.45490.540.290.310.71
Yasmine EL MKHOUST1360.46440.330.750.430.50
Romane CANON2390.39440.400.380.370.50
Céline LEFEVRE2180.38420.360.290.450.30

Le public : un vrai levier

Phot. : Anissa Belkheir

Boussu possède aujourd’hui un lien très fort avec le public. Juvent domine. Baumann suit. Mais dans un match à enjeu, rien n’est acquis. Le public ne récompense pas une équipe. Il récompense un moment. Et Quaregnon peut parfaitement aller le chercher.

Le scénario du match

Phot. Anissa Belkheir

Deux dynamiques opposées.

  • Boussu joue pour valider, sécuriser, conclure une saison solide.
  • Quaregnon joue pour profiter, proposer, surprendre.

Et dans ce type d’opposition, la logique ne tient pas toujours.

Classement après 6 rencontres

PosÉquipeJGP/SPÉT.PTS%%I%M%C
1321056.70.740.470.430.56
2421177.30.610.480.430.64
3311134.00.440.430.480.30
4410333.00.250.360.400.25

Conclusion – Une coupe… et le début de la suite

Boussu a les cartes en main. Quaregnon a la liberté.

Un point. Une étoile. Une impro. C’est parfois tout ce qu’il faut pour faire basculer une saison.

À la fin du match, un champion sera sacré. Et surtout, les affiches des demi-finales seront enfin connues.

Le championnat se termine. Les playoffs commencent.


À surveiller samedi

  1. Le départ du match : Qui impose le rythme en premier ?
  2. L’impact de Juvent : Toujours au cœur du jeu, capable de faire basculer une impro.
  3. La liberté de Quaregnon : Sans pression, les Verts peuvent surprendre.
  4. Les accélérations de Baumann : Une seule étincelle peut changer une séquence.
  5. Le verdict final : On connaîtra enfin les affiches des demi-finales : le lancement officiel des playoffs.